ÉGALITÉ FEMMES / HOMMES

 

>>  Ce qui n’est point nommé n’existe pas

 

>>  Lois et dates principales

 

>>  Une volonté municipale

 

>>  Plan et action pour la mixité

 

>>  La mixité des métiers

 

>>  Mixité des sports

 

>>  Un œil sur les catalogues de jouets

 


 

Ce qui n’est point nommé n’existe pas

 

Dans les précédents mag, peut être avez-vous remarqué des « e » ajoutés ici et là.

 

Sans doute cela vous a-t-il interrogé.

Depuis des générations en effet, on nous répète inlassablement que «le masculin l’emporte sur le féminin» à tel point que le féminin est devenu invisible dans les écrits.

L’histoire de la langue française le démontre, le langage a toujours reflété l’état de la société. Ainsi au Moyen Âge, il rendait compte de la présence des femmes et des hommes dans l’organisation sociale. Puis, au cours des siècles suivants, les femmes perdant leur légitimité sociale et leur statut, le féminin disparaissait du vocabulaire. Mais la société a changé, d’indéniables progrès en matière d’égalité ont été réalisés. La langue doit suivre cette évolution. L’administration et les collectivités locales en particulier, doivent être exemplaires en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

 

Le langage est un des outils qui permet d’accéder à une égalité réelle. Il participe, comme d’autres vecteurs de socialisation, à la création des stéréotypes et donc à la construction de notre identité de genre.

En effet, si tel nom de métier ou de statut n’existe pas au féminin, il est difficile pour les filles de s’y projeter. Ainsi, utiliser le langage sans exclure plus de la moitié de la population, sera une des actions importantes menée par la collectivité, afin de rompre avec «l’invisibilité linguistique des femmes ».

 

Concrètement et progressivement, tous les textes des parutions municipales seront rédigés de manière à respecter le principe d’égalité entre les femmes et les hommes. Nous veillerons également à l’application des circulaires de 1986 et 1998 relatives à la féminisation des noms de métiers et à celle du 21 février 2013 relative à la suppression de la case « mademoiselle » des formulaires administratifs.


Chacun et chacune doit pouvoir se reconnaitre.

 

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Lois et dates principales

 

1ère vague fin 19e début 20e

Adéquation des droit des femmes à ceux des hommes:

  • 1944 : droit de vote et éligibilité des femmes
  • 1946 : l'égalité femmes-hommes devient un principe contitutionnel

 

2e vague années 60 à 80

Il s'agit de faire du privé une affaire publique, notamenet dans le domaine des droits sexuels et reproductifs. Premières revendications relatives à l'égalité professionnelle : 

  • 1965 : les femmes mariées peuvent exercer un métier et disposer de leurs biens sans l'autorisation de leur mari.
  • 1967 : Loi Neuwirth autorisant la contraception.
  • 1970 : L'autorité parentale devient conjointe, suppression de la notion de "chef de famille".
  • 1972 : Le principe de " à travail égal, salaire égal" est inscrit dans la loi.
  • 1975 : La loi Veil autorise l'IVG pour une période probatoire de 5 ans.

 

3e Vague en cours

Revendications relatives à la parité et à l'égalité, en politique et au travail.

  • 1990 : La cour de Cassassion reconnaît le viol entre époux.
  • 1992 : Le harcelement sexuel dans les relations de travail est sanctionné.
  • 1999 : Égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.
  • 2002 : Création du congé de paternité.
  • 2006 : Loi sur sur l'égalité salariale entre les femmes et les hommes.
  • 2014 : Loi du 14 août 2014 pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes.

 

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Egalité femme-hommes, Une volonté municipale affirmée !

 

Rappelons-nous: 1944, l'ordonnance du 21 avril introduit le suffrage universel, en permettant pour la première fois aux femmes de voter et d'être éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. En 1946, le principe de l'égalité entre les femmes et les hommes est désormais inscrit dans le préambule de la Constitution.

Depuis, la législation a considérablement évolué dans le sens d'une réduction des inégalités entre femmes et hommes.

Mais dans les faits, qu'en est-il réellement ?


Atelier de sensibilisation des élu-e-s


>> Des écarts salariaux entre femmes et hommes de l'ordre de 19,2 % en équivalent temps plein et de 24% si l'on considère les temps partiels majoritairement occupés par les femmes. En Franche-Comté, parmis l'ensemble des salarié-e-s à tmps partiel, neuf sour dix sont des femmes. Notre région compte en 2011 la plus forte proportion de femmes dalariées à temps partiel : 33% contre 27% en moyenne en france.

les écarts considérables dans le pension de retraites: en moyenne, 932 € pour les femmes et 1603 € pour les hommes.

>> Une faible représentation des femmes dans la vie politique nationnale et locale: à peine 27% de députées, 35% de conseillières municipales et seulement 14% de maitresses.

>> En France, 34,6% des  familles monoparentales sont pauvres. Dans  85% des cas ce sont des femmes seules qui élèvent leur(s) enfant(s).

 

L'origine de ces inégalités s'enracinent dès la petite enfance, par la transmission de stéréotypes véhiculés et entretenus par l'environnement social ( crêche, famile, école, médias, etc.). Ces représentations, ces idées toutes faites sur ce que sont, doivent être ou ne pas être filles et garçons, enferment les un-e-s et les autres dans des rôles spécifiques. Elles ferment le champ des possibles, en matière d'orientation scolaire, de choix professionnels, d'activités sportives etc. Et contribuent à entretenir les inégalités et les discriminations.

 

Pour atteindre l'égalité entre les femmes et les hommes, Damparis s'engage dans une politique volontariste et progressiste.

 

En sa qualité d'employeur, le Conseil municipal du 25 novembre 2014 a voté un plan d'action triennal pour l'égalité entre les femmes et les hommes. Il comporte dix actions qui permettent à la ville en sa qualité d'employeur, d'agir sur des questions d'égalité professionnelle et de communiquer en veillant à ne pas véhiculer de stéréotype sexistes.

 

 

Voir l'article concernant Damparis sur le site

 

http://www.fete-bourgogne.org/damparis-39-rencontre-avec-une-collectivite-exemplaire-en-matiere-degalite/

 

 

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Plan et action pour la mixité


Des ateliers de sensibilisation aux stéréotypes de sexe ont été proposés aux élu-e-s et à l'ensemble du personnel communal.


ils ont fait émerger un groupe d'une dizaine d'agent-e-s intéréssé-e-s pour poursuivre les échanges sur les questions d'égalité entre les femmes et les hommes.


Réunion de groupe d'agent-e-s Réunion de groupe d'agent-e-s


Afin de participer à la réduction des inégalités professionnelles et de contribuer à l'amélioration des conditions de travail pour tous et pour toutes, un des objectifs du plan d'actions sera de favoriser une plus grande mixité dans les équipes.


En France, seul 12% des métiers sont mixtes. Aux hommes, les métiers à forte valeur ajoutée: informatique, production, transport, ingéniérie... Aux femmes, l'éducation, la santé, le social, métiers considérés comme étant "naturellement" féminins, donc dévalorisés et mal rémunérés.


Damparis n'échappe pas à la règle, c'est ce qui ressort du bilan de situation comparée, réalisé à partir d'indicateurs sur les effectifs par sexe et catégorie professionnelle au 31 décembre 2013.


>>  Est principalement féminin, le personnel administratif, d'entretien des locaux, et des écoles maternelles.

>>  Est principalement masculin, le personnel de police et des services techniques ( à deux exceptions près ).

 

 

 

>> La mixité des métiers exercés au sein de la commune de Damparis, dans différents services: entretien, espaces verts, restauration scolaire...

 

Ces inégalités structurelles se retouvent dans la répartition du temps de travail, puisque 100% du personnel masculin travaille à temps complet et seulement 37% du personnel féminin. 21% des agentes travaillent à temps partiel et 42% à temps complet.

 

Les conséquences se répercutent inévitablement au niveau des salaires in fine, dans les pensions de retraite, d'où l'impérieuse nécessité d'agir, entre autre, sur la mixité des métiers.

 

Damparis s'y emploie...


En tête de peloton des métiers très féminisés, celui d'assistant-e parental-e, communément désigné " Assistant-e martenel-le". En Fanche-Comté, elles représentes 99,6% du métier. Ainsi, du foyer parental à l'école pré-élémentaire, les enfants sont en très grande majorité pris en charge par des femmes. Très tôt donc, ils apprennent que donner des soins, éduquer, relève des l'activité féminine.


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La mixité des métiers


Depuis 2013, un Damparisien, M. Franck Ravier, à choisi d'en faire métier ... D'assistant parental "maternel" !

 

Témoignage ...

Comment êtes-vous arrivé à cette profession ?... Á la naissance de notre second enfant, j'ai pris un congé parental de trois ans durant lequel je me suis occupé avec plaisir de mes enfants. Arrivé à son terme, j'ai décidé de ne pas reprendre mon précédent métier ( je travaillais alors dans une société de conseil en optimisation de flux de production dans la région lyonnaise ). De plus, mon épouse avait trouvé un poste dans la région doloise.

 

Qu'est-ce qui vous plait dans votre métier ? Ce métier me permet de conjuguer vie familiale et vie professionnelle. Je peux, durant mon temps libre qui varie selon les contrats, jardiner, bricoler dans la maison, etc.

L'inconvénient de ce métier est le risque d'isolement social et le manque de contact mais, personnellement, ça ne me gêne pas.

 

Avez-vous rencontré des difficultés particulières de la part de l'administration pour obtenir votre agrément ? Non, mais dans les formulaires administratifs, la case "madame" était cochée par défaut ! Cela sous-entend que c'est un métier considéré comme avant tout  " féminin". J'ai aussi ressenti, lors de la visite à domicile de l'administration, une certaine gêne du personnel pour me questionner sur la relation qu'en tant qu'homme, j'avais avec les enfants. Je me suis demandé si on questionnait pareillement mes collègues femmes.

 

Comment êtes-vous perçu par vos collègues, votre entourage, par les parents ? Somme toute, assez normalement. Dans ma formation initiale, j'ai été bien accueilli par les collègues et l'équipe de formation. C'est la même chose pour les parents qui, en toute connaissance de cause, me sollicitent. Le questionnement de mes proches était plutôt d'ordre économique car ce métier est mal rénunéré. Quand à mes propres enfants, cette nouvelle orientation professionnelle s'est passé assez naturellement.

Personnellement, j'avais une certaine angoisse à ne pas trouver de travail. Finalement, ça s'est plutôt bien passé puisque je m'occupe actuellement d'une fillette de 14 mois et d'un garçonnet de 4 ans.

 

Que diriez-vous aux personnes qui pensent que c'est dévalorisant pour un homme d'exercer un métier de femme, en particulier celui d'assistant maternel ? C'est un choix. Je conçois que l'on puisse en être troublé, mais chacun est libre. Il est important de respecter les choix professionnels de chaque personne, femme ou homme.

 

Quelle est votre formation initiale ? J'ai un DUT génie électrique et informatique industrielle, un diplôme bien éloigné de la petite enfance. Cela étant, je vis cela comme une opportunité et une nouvelle expérience et je suis très content d'avoir fait ce choix de vie personnel et professionnel.

 

Mixité des métiers au sein de la commune !

Dans la suite du précédent article, la ville de Damparis poursuit ses actions destinées à favoriser la mixité des métiers. De nombreux travaux ont effectivement montré la forte asymétrie qui les caractérise. D'un coté, des métiers à dominante masculine, pour qui l'accès aux femmes reste difficile et des métiers à dominante féminine qui n'attire pas les hommes, car dévalorisés et faiblement rémunérés.

 

Agir pour la mixité des métiers ne peut se faire que si les femmes ont accès aux métiers perçus comme masculins et les hommes aux métiers perçus comme féminins. Or, le poids des stéréotypes aidant, les femmes hésitent à s'engager dans des métiers dis "d'homme" par peur de ne pas y arriver. L'hésitation des hommes n'est pas du même ordre. C'est la crainte d'une "double disqualification : sociale et identitaire" qui en est plutôt à l'origine.

 

La ville de Damparis, en tant qu'employeuse, agit à différentes niveaux: 9 agentes et 2 agents ont choisi de découvrir au sein des services communaux, un métier exercé majoritairement par l'autre sexe. ce type de démarche peut conduire à des mobilités internes tout en participant à la mixité des métiers.

 

Recruté-e-s pendant les vacances d'été, filles et gaçons se sont vu-e-s affecté-e-s à parité dans les services techniques, administratif et entretien des bâtiments. Afin de leur expliquer notre démarche de mixité professionnelle, les jeunes ont été convié-e-s avec leurs parents à une rencontre le samedi 13 juin. Quizz, vidéos, discussions, ont permis d'échanger avec le Maire et les services concernés.

 

  

 

 

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La mixité des sports

 

Lors des voeux de la municipalité, la ville a mis à l'honneur, notament de jeunes escaladeuses. Cette pratique sportive a souvent une connotation masculine. Conséquence, le nombre de licences accordées aux filles décroît avec l'age. Il apparaît nécessaire d'agir pour que les adolescentes n'abandonnent pas, comme s'y emploie la fédération qui à adopté un plan triennal de féminisation. Mais de nombreux autres sports sont connotés "féminin" ou "masculin". Or, tous les sports devraient être ouverts et accesssibles à TOUS et à TOUTES, fille ou garçon.

 

Toutes les actrices et acteurs locaux (associations, clubs,...) sont invité-e-s à s'emparer de cette question car les politiques d'égalité entre les femmes et les hommes constituent un moyen efficace pour renforcer la cohésion sociale.

 

L'escalade au féminin        

Une jeune équipe féminine de rugby

 

Plus d'égalité entre les femmes et les hommes, c'est une société plus juste, du lien social plus fort, moins de pauvreté et d'exclusion. C'est plus de démocratie.

 

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Un Œil sur les catalogues de jouets

 

 

Ça y est, la commande au Père Noël est prête ou déjà envoyé; les enfants ont fait leur choix, largement orientés par les publicités télévisées et les catalogues de jouets.


Deux rubriques, reconnaissables entre toutes, n'échapperont pas aux regards avertis. Rose pour les filles et bleus pour les garçons. Les petites filles sont présentées devant des cuisines intégrées, elles pousent un landau; s'occupent de bébé, repassent, jouent à la "marchande" et se maquillent pour faire "comme maman". Les petits garçons bricolent devant un établi, réparent des voitures, fabriquent, construisent, pour faire "comme papa". Ces jouets dits "d'imitation" enferment les enfants dans des rôles très stéréotypés, rarement à l'avantage des filles. Elles sont ainsi invitées à rester à l'intérieur: se faire belle et rêver au prince charmant, s'occuper de la maison, pouponner, tandis que les garçons sont invités à se projeter dans le monde extérieur, celui de l'action, de la technique et de l'aventure. C'est ainsi que les jouets contitionnement les enfants dès la naissance. Comment s'étonner alors des choix d'orientation très sexués et de retrouver entrès grande majorité les femmes dans les secteurs professionnels des services, du secretariat, de l'aide à la personne et les hommes en très grande majorité dans le bâtiment et le transport.


"Il ne s'agit certainement pas de refuser un type de jouet à une fille ou un garçon, mais d'ouvrir, là aussi, l'éventail des choix. Le jeu est un aspect important du développement psychologique et cognitif des humains.

Ainsi, on sait que les jeux d'imitation ( marchande, pouponnage, etc.) favorisent le développement des capacités langagières, ce qui expliquerait une certaine précocité des petites filles par rapport aux garçons dans ce domaine. Encourager un petit garçon à jouer de la sorte relève donc d'une éducation éclairée. De même, les jeux de construction et les sports d'équipe favorisent la constitution des repères spatiaux temporels. On voit donc tout l'avantage que les petites filles auraient à y être incitées.

 

Autant favoriser la diversité et proposer à tout le monde aussi bien la technique, le sport, l'aventure que le soin à autrui et les tâches ménagères, tout en privilégiant les jeux que permettent d'exercer l'imaginaire plutôt que ceux qui  réduisent l'enfant  à son genre et à une occupation précise (la guerre, le ménage ...)". Source : (http://www.adequations.org)

 

 

Les pouvoirs publics se sont emparés de cette question. La délégation aux droit des femmes du Sénat a publié un rapport le 18 décembre 2014 sur "L'importance des jouets dans la construction de l'égalité entre filles et garçons". Information : ( http://www.senat.fr/rap/r14-183/r14-1831.pdf), les industriel-le-s comme les collectivités locales , sont appelé-e-s à privilégier les jouets porteurs d'égalité.

 

En outre, certaines enseignes ont promis de réfléchir à cette distinction filles-garçons dans leurs catalogues et Noël et de ne plus distinguer les deux genres. Á suivre ...


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